Retourne lui parler!
- rutho920
- 12 juin
- 2 min de lecture

Elle est là, accroupie face à elle-même.
Une même femme, mais deux réalités différentes. Deux postures, mais une seule histoire. Celle d’un face-à-face bouleversant entre ce que tu es devenue… et ce que tu as traversé pour y arriver.
Entre les deux, un silence. Un regard. Une vérité.
Tu es corps, âme et esprit.
Et cette femme assise dans la douleur, c’est ton âme.
Ton âme, c’est le lieu de toutes tes mémoires. C’est cette partie de toi qui porte les traces des blessures non guéries, des mots qui ont détruit, des rejets, des peurs, des croyances limitantes que la société ou ta famille t’a imposée. Mais aussi cette partie de toi qui a connu la joie, l’amour, la passion, les rêves d’enfant.
Ton âme, c’est cette chambre intérieure où se croisent les larmes du passé et les cris d’un avenir encore incertain.
Mais voilà ce que tu dois savoir : ton âme ne doit pas gouverner ta vie.
Car l’âme, aussi belle soit-elle, est instable. Elle ressent tout, absorbe tout, s’attache à tout.
Si tu la laisses diriger, tu avanceras dans le doute, la peur, la confusion.
C’est ton esprit qui doit régner.
Ton esprit est cette partie de toi qui vient de Dieu. Il est pur, lucide, détaché des émotions, guidé par la vérité et l’intention divine. Il ne vit pas dans le tumulte, mais dans l’ordre, dans la paix, dans la vision. L'esprit, c'est rien l'émotionnel, tout dans l'intentionnel
Ton esprit ne nie pas la douleur de ton âme, mais il vient lui parler avec autorité et douceur.
Alors aujourd’hui, tu dois retourner lui parler.
Pas pour t’y perdre. Pas pour ressasser. Mais pour dire à ton âme :
« Je t’ai entendue. Tu as crié longtemps, et je t’ai parfois ignorée. Mais maintenant, je suis là. Pas pour te laisser me guider dans l’ombre, mais pour t’élever vers la lumière. Je t’aime, mais tu ne me mèneras plus. Désormais, c’est l’esprit qui gouverne. »
Ce face-à-face n’est pas une faiblesse. C’est une renaissance.
Alors retourne lui parler. Écoute ton âme, relève-la. Femme esprit, prends le gouvernail.


Commentaires